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jeudi 4 février 2010

"Les scop" : la nouvelle marque des co- entrepreneurs

Les SCOP : désormais une marque pour rassembler les co-entrepreneurs.

Le mouvement des SCOP désigne les sociétés coopératives et participatives, qui regroupent les entreprises à statut Scop (société coopérative de production) stricto-sensu et les entreprises à statut Scic (société coopérative d'intérêt collectif)

Après s'être dotées d'une nouvelle identité visuelle en novembre dernier, les SCOP ont decide de passer a la vitesse superieure le 1er fevrier 2010 en se dotant d une marque " LES SCOP " pour asseoir leur ambition de développement. La nouvelle marque du Mouvement Scop a été lancée officiellement au cours d’une soirée aux Salons de l’Aveyron (Paris 12e) qui a réuni 250 invités (partenaires, journalistes, Scop, élus et permanents du Mouvement...) venus, pour la plupart, témoigner de leurs réussites, avec l’éclairage de personnalités telles que le président du groupe Crédit Coopératif, Jean-Louis Bancel, et l’économiste Nicolas Bouzou. Ce lancement est accompagné d'une campagne de communication initiée lors du Salon des entrepreneurs de Paris les 3 et 4 février et d'un nouveau site internet présentant la nouvelle marque du Mouvement.
Les Scop sont ces entreprises qui permettent aux salariés de participer à la gouvernance de leur entreprise, en détenant au minimum la moitié du capital, en participant aux décisions du conseil d’administration, avec chacun une voix. Si le Mouvement des Scop ne compte que 1 950 entreprises (dont 91 Scic) employant 40 685 salariés ou co-entrepreneurs, les entreprises ayant adopté ce statut se portent plutôt bien dans le contexte actuel de la crise économique :
  • Les SCOP affichent un chiffre d'affaires affiché de 3,8 milliards d'euros à fin 2009 (contre 2 milliards d’euros il y a 10 ans), et 193 millions d’euros de résultat net.
  • Les SCOP apparaissent, avec un taux de survie de 57% à 5 ans, plus pérennes que les autres PME.
Les SCOP nées souvent de la reprise de leur entreprise par des salariés (340 sur les 1600 créées ces 10 dernières années), soit à la suite au départ du dirigeant et/ou fondateur, soit à la suite de dépôt de bilans ( redressement ou liquidation judiciaire à la suite d'une cessation des paiements), elles sont majoritairement représentées dans le secteur du BTP et de l'Industrie mais tendent de plus en plus à se diversifier en investissant le secteur du commerce, des transports ou de l'hôtellerie-restauration.

Pour en savoir plus, retrouvez-les sur le site dédié des nouvelles SCOP
Voir aussi les SCOP en Bourgogne ici
Source : L'Entreprise

Ces salariés qui rachètent leur entreprise en SCOP

« Pour sauver leur emploi, ils rachètent leur usine : c’est le pari de leur vie » dans Zone interdite sur M6 le 24 janvier 2010. L’émission Zone interdite du 24 janvier présentée par Mélissa Theuriau sur M6, a consacré 90 minutes de reportage à la SDAB, sur le thème « Pour sauver leur emploi, ils rachètent leur usine : c’est le pari de leur vie ». La journaliste Ghislaine Buffard a suivi pendant un an les quinze salariés qui ont repris en Scop l’entreprise bretonne de mareyage après son dépôt de bilan.
http://www.m6replay.fr/#/info/zone-interdite/7350

Qu'est-ce qu'une SCOP ?

Qu'est-ce qu'une SCOP (stricto sensu)? Juridiquement, une Scop est une société coopérative de forme SA ou SARL dont les salariés sont les associés majoritaires. Comme toute entreprise, une Scop est soumise à la concurrence et à l'impératif de profitabilité.
Tout salarié à vocation à devenir associé, donc co-entrepreneur.
Il y a un dirigeant comme dans n'importe quelle entreprise. Mais celui-ci est élu par les salariés associés.
Le partage du profit est équitable : une part pour tous les salariés, sous forme de participation et d'intéressement ; une part pour les salariés associés sous forme de dividendes ; une part pour les réserves de l'entreprise.
Les réserves sont définitives : ce qui est mis de côté est mis de côté. Elles vont contribuer tout au long du développement de l'entreprise à consolider les fonds propres et à assurer sa pérennité. Les co-entrepreneurs sont rémunérés de leur travail et de leur apport en capital, mais à leur départ, celui-ci leur est remboursé sans plus-value.
Source : http://www.scop.coop/

Les SCIC : une autre forme de SCOP

Les SCIC, une autre forme de SCOP : Dans les SCIC, les mécanismes coopératifs et participatifs sont identiques à ceux de la Scop stricto-sensu. Toutefois, les membres associés au capital sont par définition de toutes natures : salariés mais aussi celles et ceux qui souhaitent s'impliquer dans le projet : clients, bénévoles, collectivités territoriales, partenaires privés, etc.
Source : http://www.scop.coop/

mercredi 27 janvier 2010

EIRL : Calendrier de mise en place (Assemblée Nationale, Sénat ...)

Calendrier de Mise en Place de l'EIRL
  • 3 décembre 2009 annonce de la création de l’EIRL par le Premier Ministre
  • 18 décembre 2009 transmission du projet de loi au Conseil d’Etat
  • 21 janvier 2010 : avis favorable du Conseil d’Etat sur le projet de loi relatif à l’EIRL
  • 27 janvier 2010 : présentation du projet de loi EIRL en Conseil des ministres
  • 9 février 2010 : Hervé NOVELLI réunira les principaux acteurs du cautionnement solidaire. Le Gouvernement souhaite développer la faculté pour l’entrepreneur individuel à responsabilité limitée de fournir des garanties extérieures, comme les cautions solidaires que pourront fournir OSEO ou la société interprofessionnelle artisanale de garantie d’investissements (SIAGI).
  • 17 février 2010 : débat du projet de loi EIRL devant l’Assemblée nationale
  • mai 2010 : le projet de loi EIRL sera débattu devant le Sénat

Pour consulter le Projet de Loi sur le site de l'Assemblée Nationale : http://www.assemblee-nationale.fr/13/projets/pl2265.asp

EIRL : Les raisons de la création d'un nouveau statut d'entreprise

Presentation de l'Entreprise Individuelle A Responsabilite Limitee
  • Objectifs de l'EIRL : Par ce projet de loi sur l’entreprise individuelle à responsabilité limitée, le Gouvernement répond à la principale préoccupation des entrepreneurs en nom propre : la protection de leurs biens personnels en cas de faillite.
Pour parvenir à cet objectif, le projet de loi repose sur un dispositif juridique très innovant de patrimoine affecté, rompant avec la théorie biséculaire de l’unicité du patrimoine.
Avec l’EIRL, c’est le mécanisme du patrimoine d’affectation qui est enfin consacré en droit français ; c’est une nouvelle barrière à l’envie d’entreprendre qui disparaît ; et c’est aussi une injustice fiscale qui est réparée.

  • Historique de l’EIRL : Le rapport de Claude CHAMPAUD en 1978, le rapport de la CCIP en 1984, le rapport BARTHELEMY en 1993, la proposition de loi de Jean-Pierre RAFFARIN en 1999, le rapport HUREL en 2002 puis en 2008 et enfin le rapport de Xavier de ROUX en 2008 recommandaient tous la mise en place d’un patrimoine d’affectation.
La réforme retenue respecte deux principes :
- la liberté de choix de l’entrepreneur, qui ne doit pas être contraint de créer une société pour protéger son patrimoine et sa famille ;
– l’incitation à l’esprit d’entreprise, en évitant que la faillite d’une entreprise soit synonyme de ruine personnelle et familiale.

Télécharger ici le Dossier de Presse

EIRL : un nouveau statut pour protéger le patrimoine de l'entrepreneur

Entreprise Individuelle A Responsabilite Limitee : un nouveau dispositif de protection efficace necessaire

1. L’importance des entreprises individuelles en France
Les entrepreneurs en nom propre représentent à ce jour plus de 1,5 million de chefs d’entreprise, soit près de la moitié de l’ensemble des entreprises existantes en France. Plus de la moitié des entreprises créées en 2008 l’ont été en nom propre, ce qui montre l’attachement des entrepreneurs à ce statut.
L’entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2009 du régime de l’auto-entrepreneur qui s’adresse exclusivement aux entrepreneurs en nom propre, a largement contribué au développement de cette forme d’exercice puisqu’à fin décembre 2009, on comptait déjà 320 000 demandes de créations d’entreprises sous le régime de l’auto-entrepreneur.
Il ressort des données chiffrées que si les entrepreneurs individuels représentent plus de la moitié des entreprises, il s’agit en réalité de petites entreprises (75% n’ont aucun salarié). La part de ces entreprises dans la valeur ajoutée, entendue au sens du chiffre d’affaires diminué de toutes les dépenses en consommations intermédiaires pour produire les services ou produits vendus, est de 20 % environ.
En réalité, l’individu désireux de créer et développer une activité qu’elle soit commerciale, agricole, artisanale ou libérale, seul ou avec quelques salariés, opte majoritairement pour l’exercice en nom propre en raison de sa grande simplicité.
Si l’exercice d’une activité économique en nom propre reste à ce jour le mode d’exercice privilégié des petits entrepreneurs, ces derniers et leur famille sont placés dans une situation de risque en cas d’échec professionnel : l’entrepreneur répond de ses engagements professionnels sur la totalité de son patrimoine, qu’il ait été ou non affecté à l’entreprise, en raison de la confusion opérée entre le patrimoine de l’entreprise et le patrimoine personnel de l’entrepreneur.
Or, les très petites entreprises sont les plus vulnérables. En 2009, 61595 défaillances d’entreprise ont été dénombrées. Les entreprises individuelles constituent une population d’entreprises exposées au risque de faillite, les rendant vulnérables en cas de défaut de paiement d’un client ou si elles sont sous-traitantes d’entités plus importantes rencontrant elles-mêmes des difficultés. Les défaillances d’entreprise individuelles représentent 15 500 défaillances, soit environ une défaillance sur quatre. Dans 90% de ces derniers cas, il s’agit d’artisans ou commerçants (13 710 défaillances en 2009).

2. Des dispositifs de protection pour les entrepreneurs individuels insuffisants :
A ce jour, il existe deux principaux dispositifs permettant de limiter la responsabilité d’un entrepreneur individuel : la constitution d’une société unipersonnelle à responsabilité limitée (essentiellement l’EURL) ;
la déclaration d’insaisissabilité permettant à l’entrepreneur individuel de rendre insaisissables certains biens de son patrimoine personnel.

Le recours à l’EURL:
Le recours à cette forme sociétale introduite par le législateur en 1985 reste limité, en dépit de récentes réformes législatives qui ont considérablement simplifié la création et le fonctionnement de l’EURL :
- la loi du 1er août 2003 d’initiative économique a supprimé le capital minimum dans les SARL pluripersonnelles et unipersonnelles ;
- la loi du 2 août 2005 en faveur des petites et moyennes entreprises a d’une part institué un modèle de statuts-types déterminé par décret proposé aux créateurs et d’autre part simplifié le mécanisme d’approbation des comptes dans l’EURL ;
- la loi du 4 août 2008 de modernisation de l’économie a allégé le régime de publicité légale des EURL, assoupli les règles de participation à certaines assemblées en permettant le recours à la visioconférence, simplifié les formalités d’approbation des comptes et considéré que les statuts types s’appliquent d’office aux EURL, sauf production par le gérant de statuts différents lors de la demande d’immatriculation.

Toutefois, après 25 ans d’existence, le régime EURL a été peu utilisé par les entrepreneurs. Les EURL ne représentent que 6,2% du total des entreprises en 2008 alors que près de la moitié des entreprises existantes sont toujours constituées sous forme d’entreprises individuelles et la tendance semble s’accentuer si l’on prend les chiffres de l’année 2009 en termes de créations d’entreprises : les entreprises individuelles représentent plus de 74% des créations d’entreprises (427 890 sur un total de 580 193). Les EURL ne représentent plus que 4% des créations au premier semestre 2009.
Si l’EURL n’a jamais connu depuis 1985 le succès escompté, on peut expliquer cet état de fait par diverses raisons :
  • beaucoup d’entrepreneurs estiment que les obligations qui en découlent (tenue d’un registre des décisions, gestion comptable et financière) constituent un obstacle freinant l’initiative ;
  • des freins psychologiques demeurent chez une partie des entrepreneurs, qui ne souhaitent pas créer une personnalité morale distincte d’eux-mêmes pour leurs activités entrepreneuriales ;
  • en réalité, le passage en société ne se conçoit souvent qu’à un stade de croissance suffisant, lorsque l’entrepreneur individuel entend développer son activité en s’associant à d’autres partenaires ou encore lorsque le développement de l’activité et ses implications fiscales et comptables nécessitent la création d’une personne morale.

La déclaration d’insaisissabilité
Le législateur a permis, par de récentes mesures, d’atténuer les conséquences excessives du mode d’exercice individuel puisque l’entrepreneur en nom propre peut déclarer insaisissables ses droits sur l’immeuble où est fixée sa résidence principale (depuis la loi du 1er août 2003 sur l’initiative économique) et de manière plus générale ses droits sur tout bien foncier bâti ou non bâti et non affecté à son usage professionnel (depuis la loi du 4 août 2008 de modernisation de l’économie).
La mesure a eu un succès limité et ne semble concerner que peu d’entrepreneurs.
Infogreffe comptabilise au troisième trimestre 2009 un total cumulé d’environ 12 000 déclarations d’insaisissabilité depuis la création du dispositif en 2003; l’administration fiscale a pour sa part mis en place depuis mai 2008 un outil permettant de recenser les déclarations d’insaisissabilité et dénombre environ 10 000 déclarations d’insaisissabilité effectuées durant l’année 2009.
Plusieurs raisons peuvent être avancées pour expliquer cette situation :
- le caractère partiel de la protection, qui ne concerne que le patrimoine immobilier, et non l’épargne ou les biens mobiliers, qui peuvent dans certains cas être prépondérants ;
- la nécessité de disposer d’un patrimoine immobilier, ce qui n’est pas toujours le cas notamment en phase de démarrage d’une activité et alors même que ce sont les jeunes entreprises qui sont les plus vulnérables.

Tirant les conséquences de ce diagnostic, le projet de loi propose une réforme qui respecte deux principes :
- la liberté de choix de l’entrepreneur, qui ne doit pas être contraint de créer une société pour protéger son patrimoine et sa famille ;
- l’incitation à l’esprit d’entreprise, en évitant que la faillite d’une entreprise soit synonyme de ruine personnelle et familiale